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 Concorde, il ne manque que le cri des mouettes et l'odeur de la lande

Cette année, les commerçants et artisans villeneuvois ont choisi la Bretagne comme thème de leur week-end d'animation. Danses et musiques régionales sont à l'honneur ce dimanche encore à l'espace Concorde. Sans oublier les crêpes et le chouchen.

PAR FRANCK BAZIN

« Ce qui est important dans une animation, c'est la thématique. On avait la plage, c'était bien. Villeneuve-Parc, l'année dernière, c'était une réussite, très familiale. Cette année, avec la Bretagne, nous attirons une autre clientèle ». Sûr de lui (les nombreuses réservations lui donnent raison), le président des Vitrines villeneuvoise, Hugues Rivière, revient sur le choix du thème.

Transformer l'espace Concorde en annexe du festival interceltique ne manque pas d'originalité : « Ce qui nous a également séduits, précise le président des artisans et commerçants, c'est l'idée de travailler avec une autre association. » L'amicale des Bretons du Nord ne demandait pas mieux que de participer à ce week-end : « Le but de notre amicale, explique Laurent Gueguen, son président, c'est de nous présenter dans la région où nous vivons et de faire partager la culture bretonne. » Hier soir, pour le fest noz, autrement le bal, on a tourné en rythme sur les musiques des bagadou de Lille puis d'Orléans ou avec les chanteurs d'Orléans. Pour faire les premiers pas, novices et danseurs confirmés se sont appuyés sur les notes d'accordéon du groupe Boest an Diaoul, comprenez la Boîte du Diable, ce qui désigne, en Bretagne, l'accordéon. Cette formation, comme le bagad et le cercle de Lille, est une émanation de l'Amicale des Bretons du Nord.

Pour être totalement dans l'ambiance, les danseurs pouvaient se désaltérer avec du cidre ou du chouchen (ainsi qu'avec des boissons sans alcool) et se restaurer avec des crêpes (pas avec des galettes, parce que les galettes c'est plus petit et c'est nantais. Mais bon, Nantes, c'est aussi la Bretagne).

Après la fête samedi soir, le spectacle ce dimanche. Cette fois, les spectateurs sont invités... à rester assis et à admirer les prestations musicales des bagadou de Lille et d'Orléans, séparément ou ensemble, accompagnés ou non des danseurs des cercles lillois et orléanais. On retrouvera également les champions de l'accordéon diatonique, Boest an Diaoul.

Il faut en profiter car le président Rivière l'a déjà annoncé : « L'année prochaine, ce sera un nouveau thème mais nous reprendrons peut-être cette idée un peu plus tard. » En attendant, il sera possible, comme tous les ans, de retrouver les Bretons du Nord à l'Espace Comtesse, près de l'avenue du Peuple-Belge, à l'occasion de la Braderie de Lille. •

> L'Amicale des Bretons du Nord : http://bretonsdunord.divroet.org

voix du nord du dimanche 5 avril 09 

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L'espace Concorde sentait les crêpes chaudes, le cidre et encore le chouchen, le temps d'un week-end entièrement dédié à la Bretagne.
L'événement, qui a accueilli plusieurs groupes régionaux, est inédit dans la ville.
Après une soirée consacrée à l'initiation à la danse bretonne, le fest-noz a battu son plein samedi, entraînant près de 1200 curieux.
Puis dimanche, les prestations musicales et dansantes du bagad et les cercles celtiques de Lille et d'Orléans, ainsi que celle de Boest An Diaoul, ont clôturé ces deux jours festifs totalement consacrés à la Bretagne.

On commence par la Bretagne
« Cette année, nous avons choisi d'innover en voulant faire connaître une région de France », explique Hugues Rivière, président des vitrines villeneuvoises des commerçants adhérents. La fédération a ainsi pu trouver les danseurs et musiciens, grâce à son partenariat avec l'amicale des Bretons du Nord. Pour Hugues Rivière, ce type d'événement est très fédérateur : « Pendant ce genre de festivités, les commerçants et artisans des treize quartiers de la Ville mettent toute leur bonne volonté pour se faire connaître davantage, en termes de publicité, de communication directe et même de jeux concours. » À quand le prochain week-end ?
nord eclair du 9 avril 09

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Avec la crise, la contagion des volets tirés aurait-elle sérieusement touché la ville ? Si certains enterrent déjà les commerces de proximité, sur le terrain, le bilan de santé n'est pas aussi alarmant. Et contrairement à la nature humaine, en affaires, dans la cité, ce sont les plus anciens qui tirent leur épingle du jeu quand les nouvelles enseignes disparaissent souvent prématurément.

PAR CAMILLE RAAD

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr « Tout le monde le dit : 2009 va être difficile. C'est un problème qui n'est pas propre à Villeneuve-d'Ascq mais une situation générale. » Malgré le constat d'un pouvoir d'achat en baisse, Hugues Rivière, président de la Fédération villeneuvoise du commerce et gérant du magasin Rivière Sports, reste optimiste. « C'est vrai, on a toujours souffert du centre commercial. Mais il n'y a pas de véritable centre-ville et il y a un potentiel énorme pour le commerce de proximité. On a 61 000 habitants et l'avantage d'avoir un nombre phénoménal de gens qui viennent travailler ici. » Un dynamisme à exploiter que la fédération s'attache à diffuser et à pérenniser dans les différents quartiers, par l'organisation d'événements spéciaux (prochainement, un week-end breton) ou calendaires, comme à l'occasion de Noël, de la fête des Mères... Alors, comment expliquer les difficultés de certaines boutiques, comme dans la rue Jean-Jaurès, par exemple ? « Aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a quelques enseignes à la limite de la fermeture. Elles se plaignent surtout du manque de stationnement. À l'inverse, près du Match, il y a des commerces où ça fonctionne. On ne va pas dire que tout va bien mais les enseignes de père en fils, celles qui sont installées là depuis longtemps, tirent leur épingle du jeu. » Ce qui n'est pas le cas des petits nouveaux, même si le président de la Fédération villeneuvoise constate que les cellules commerciales restent vacantes très peu de temps. « Je suis là depuis 1982 et ça a beaucoup bougé dans la ville. Il y a un turn over important. Ce que je pense, c'est qu'on ne peut pas s'improviser commerçant. Certains s'installent, mais ils ne comprennent pas l'investissement que ça représente et baissent les bras. Quand on ouvre un commerce, ça met du temps avant de fonctionner, c'est long. Récemment, un magasin de jeux vidéo est resté ouvert trois semaines à la Cousinerie... Je ne comprends pas qu'on puisse laisser passer des dossiers comme ça ! Je suis le premier à dire qu'il faut laisser la place aux jeunes mais il faut être prudent, les aider, leur donner tous les atouts au départ. » Un avis partagé par Jean-Pierre Fournier, adjoint délégué au commerce, à l'artisanat et aux services de proximité. « Pour monter un commerce, c'est assez délicat. Il faut que le dossier soit bien ficelé.

À la mairie, on ne décide pas forcément de l'installation mais on peut être conseiller. On fait attention. On essaye de mettre en garde les personnes. Le service développement économique est aussi là pour les aiguiller. » Hugues Rivière veut maintenir le cap : « Il existe des "piliers" dans la ville. Et on a une offre exceptionnelle de commerces de proximité.

On doit continuer à vivre. Ce n'est pas toujours facile, mais, dans ces moments-là, c'est ensemble qu'on est plus forts. » •

> Fédération villeneuvoise du commerce : www.vitrines-villeneuvoises.fr

Les rédactions de La Voix du Nord

voix du nord du 20 mars 2009